Le Premier ministre britannique Theresa May a subi une défaite historique lors du vote sur l’accord Brexit

Le Premier ministre britannique Theresa May a subi une défaite historique lors du vote sur l’accord Brexit. Plus de 400 des 600 députés de la Chambre des communes ont rejeté leur accord avec l’UE.

Source : https://legreffe.fr/

Le Premier ministre britannique Theresa May a subi une défaite historique lors du vote sur l’accord Brexit. Avec 432 voix contre 202, les députés ont voté mardi soir à Londres contre l’accord qu’ils avaient négocié avec l’Union européenne. Lundi prochain, lundi prochain, elle veut présenter un plan B et expliquer son plan d’action au Parlement.

Toutefois, la lutte de pouvoir entre le gouvernement et le parlement sur le cours Brexit risque de s’intensifier davantage : Quelques minutes à peine après le vote, le parti travailliste d’opposition a déposé une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May. C’est ce qu’a annoncé le chef travailliste Jeremy Corbyn au Parlement. Un vote de défiance réussi est le seul moyen viable par lequel l’opposition peut déclencher de nouvelles élections. Cependant, les chances de succès de l’Initiative pour le travail ne sont guère données. Ils auraient besoin de l’aide des rebelles de la faction conservatrice du gouvernement ou du DUP protestant d’Irlande du Nord, qui soutient le gouvernement minoritaire avec ses dix voix. Ni l’un ni l’autre n’est en vue. Selon un porte-parole, May a jusqu’à présent refusé de démissionner.

On s’attend à des conséquences chaotiques

La Grande-Bretagne veut quitter l’Union européenne dès le 29 mars. S’il n’y a pas d’accord d’ici là, il y a une menace de retrait de la communauté des États sans accord. Dans ce cas, on s’attend à des conséquences chaotiques pour l’économie et de nombreux autres domaines de la vie. Avant cela, les médias britanniques avaient déjà estimé que May pourrait manquer plus de 100 votes de son propre camp lors du vote au Parlement.

Une majorité simple des voix exprimées est décisive pour le rejet de l’accord Brexit. La Chambre des communes britannique compte 650 députés. Sept députés du Sinn Fein n’ont pas pris place pour protester contre l’État britannique et quatre députés se sont abstenus. Les votes de quatre autres députés, deux de chaque côté responsable du bon dépouillement, ne sont pas comptés non plus. Il en résulte une majorité sûre d’au moins 318 voix.

Dans son discours de clôture devant la Chambre des Communes, May avait une fois de plus défendu son traité de démission négocié avec l’UE et lancé un appel aux eurodéputés : « Je crois que nous avons le devoir d’agir conformément à la décision démocratique du peuple britannique ». Dans le même temps, elle a averti que l’UE n’offrirait pas un « accord alternatif ». « C’est une décision historique qui déterminera l’avenir de notre pays pour les générations à venir. » L’accord négocié entre mai et Bruxelles prévoit une phase transitoire jusqu’en 2020 au moins. En principe, tout resterait inchangé pendant cette période.

L’accord est rejeté non seulement par l’opposition, mais aussi par une grande partie de la faction gouvernementale et le DUP d’Irlande du Nord, dont le gouvernement minoritaire conservateur dépend des votes. En particulier, la garantie d’un filet de sécurité pour une frontière ouverte entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE, est controversée. Ce régime vise à prévenir la mise en place de contrôles aux frontières en cas d’urgence. Sinon, on craint que le conflit ne reprenne dans l’ancienne région en proie à la guerre civile. Le filet de sécurité prévoit que l’ensemble du pays reste en union douanière avec l’UE jusqu’à ce qu’une autre solution ait été trouvée. L’Irlande du Nord devrait également rester dans certaines parties du marché intérieur. Cela se heurte à la résistance du DUP. Elle rejette tout traitement de faveur à l’égard de la province.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, est rentré cet après-midi à Bruxelles après la session du Parlement européen qui s’est tenue à Strasbourg en raison du vote à Londres. Juncker va gérer la situation là-bas en relation avec la décision de la Chambre des communes, a expliqué son porte-parole Margaritis Schinas. « Il est important qu’il soit disponible et travaille à Bruxelles dans les prochaines heures. »

 

Selon un porte-parole, le président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, est également retourné à Bruxelles mardi. Tusk avait participé à des funérailles publiques en Pologne pour le maire de Gdansk décédé. Commentant les rumeurs britanniques selon lesquelles le Premier ministre Theresa May pourrait se rendre à Bruxelles mercredi, le porte-parole a déclaré que May n’avait pas demandé de réunion. Tusk et Juncker ont tous deux regretté le vote du parlement britannique dans une première réaction – semblable à celle de nombreux politiciens fédéraux.

janvier 15, 2019

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